Rapports de terrain en Méditerranée

Un rapport par programme : le travail tel qu’il se fait en mer, ce à quoi il se heurte, et ce qu’il représente à ce jour.

Rapport de terrain · Restauration des herbiers

Rapport de terrain : herbiers

Un herbier arraché par une ancre ou un chalut laisse derrière lui une cicatrice de sable nu. Sans racines pour le retenir, le fond bouge à chaque houle, et les jeunes poissons qui s’abritaient entre les feuilles n’ont plus nulle part où aller.

Nos équipes replantent ces cicatrices à la main, pousse par pousse, mètre carré après mètre carré, d’un bord à l’autre de la brèche. C’est un travail lent, et c’est le seul moyen de faire revenir une prairie là où elle a disparu.

Ce qu’il représente

Sur l’ensemble du programme, 640 hectares de fonds méditerranéens ont été replantés. Selon le chiffrage de l’association, chaque don de 25 EUR en replante 12 mètres carrés.

Comment fonctionne la restauration des herbiers

Rapport de terrain · Retrait des filets fantômes

Rapport de terrain : filets fantômes

Personne ne perd un filet volontairement. Mais une fois arraché ou abandonné, un filet continue de faire ce pour quoi il a été conçu. Il capture des poissons, des tortues et des oiseaux marins que personne ne débarquera jamais, puis il se dépose sur le fond et étouffe ce qui y pousse.

Le travail consiste à repérer ces filets, à les dégager de la roche et du sable sans arracher ce qui vit en dessous, puis à les sortir de l’eau pour de bon. Chaque filet ramené à terre est pesé, et son poids vient s’ajouter au total.

Ce qu’il représente

212 tonnes de filets fantômes ont été retirées de la Méditerranée à ce jour — 212 tonnes d’engins qui ont cessé de pêcher pour personne.

Comment fonctionne le retrait des filets fantômes

Rapport de terrain · Accords de pêche communautaires

Rapport de terrain : accord de pêche

Replanter un herbier ou débarrasser un récif de ses filets ne dure que si la pression qui l’a abîmé diminue. Ce n’est pas à un bureau d’en décider pour un littoral. Cela doit être convenu par celles et ceux dont la vie dépend de ces mêmes eaux.

Ce programme commence donc autour d’une table, pas sur un bateau. Nous nous asseyons avec les communautés de pêche et les aidons à rédiger leurs propres accords sur où, quand et comment pêcher — des règles qu’elles ont établies elles-mêmes, et qu’elles respectent donc.

Pourquoi il compte pour les deux autres programmes

Un accord est ce qui permet aux herbiers restaurés et aux stocks qui se reconstituent de tenir, saison après saison. C’est la part du travail qui protège les 640 hectares déjà replantés et les eaux déjà débarrassées de 212 tonnes de filets.

Comment fonctionnent les accords de pêche

Financez le prochain rapport

Chaque rapport commence par un don. 91 % de chaque euro donné va au terrain, là où ces histoires se déroulent.

Éléments encore attendus de l’association

Chaque rapport de terrain est conçu pour accueillir une étude de cas nominative : le lieu, les personnes impliquées, les dates et le résultat mesuré sur ce site. Le cahier des charges ne comprenait aucune étude de cas nominative ; les trois rapports décrivent donc chaque programme à partir des seuls totaux publiés par l’association. Inventer des noms, des lieux ou des citations trahirait la promesse de chiffres honnêtes.

Dès que l’association fournira une étude de cas par programme — site, personnes ayant accepté d’être nommées, dates et résultat —, les lignes « Où » et « Résultat à ce jour » de chaque rapport, ainsi que son texte, pourront les intégrer directement.